Il y a un an, Facebook publiait ses chiffres, annonçant un chiffre d’affaires en hausse de 59 %. Le groupe avait alors prévenu qu’il ne parviendrait pas à maintenir un tel taux de croissance pour 2017. Les résultats du deuxième trimestre de cette année publiés récemment n’en restent pas moins vertigineux. Avec 2,01 milliards d’utilisateurs mensuels actifs dans le monde, dont plus de la moitié se connectent quotidiennement, le réseau social affiche toujours une expansion insolente. Ses utilisateurs en France se portent cette année à 33 millions. Le chiffre d’affaires de la firme a augmenté de 45 % ce trimestre avec 9 321 milliards de dollars, dont 9 164 milliards issus de la publicité. Les bénéfices nets de Facebook (notamment après déduction des impôts) ont bondi de 71 %, se portant à 3,9 milliards de dollars.

La publicité sur mobile a généré 87 % des revenus publicitaires de Facebook. Malgré ces excellents résultats, Facebook s’inquiète de sa croissance future, notamment à cause de la saturation des espaces publicitaires sur son fil d’actualités. Les terminaux mobiles disposent d’une surface d’affichage moindre qui réduit l’espace disponible pour les annonceurs. Une hausse des tarifs de ses espaces publicitaires est certainement à prévoir. Le tarif moyen des publicités a d’ailleurs déjà augmenté de 24 % cette année. Le réseau social cherche désormais à monétiser ses autres applications comme Messenger, qui affichent elles aussi un taux de croissance excellent. 2 milliards de messages mensuels sont échangés sur cette messagerie, qui s’apprête à ouvrir sa page d’accueil aux annonceurs dans les mois à venir.

Instagram affiche 250 millions de stories chaque jour, alors que WhatsApp atteint cette année 1 milliard d’utilisateurs actifs. Facebook cherche également de nouveaux vecteurs de croissance, notamment axés sur la vidéo. On attend également des nouveautés liées à la progression de l’intelligence artificielle. Tout comme Google, qui vient de lancer Google Home, son assistant virtuel basé sur la reconnaissance vocale, Facebook va devoir dans les années à venir continuer à se renouveler pour maintenir sa croissance.