Les extensions : une fonctionnalité clé de Firefox

Sur Nightly, la version Firefox 57 du navigateur de Mozilla, les extensions qui n’auront pas été converties au format WebExtension ne seront plus supportées. Les modules additionnels sont en grande partie à l’origine du succès de Firefox. Ces petits fichiers d’une taille inférieure à 2 Mo ajoutent des fonctionnalités au navigateur. Lorsque Mozilla lance le navigateur web Firefox en 2004, il innove en proposant pour la première fois aux utilisateurs de personnaliser leur expérience de recherche. Désormais, les modules et autres extensions font partie intégrante de Chrome, Safari ou Opéra. Les plus populaires sont le bloqueur de publicité Adblock Plus et Video DownloadHelper, qui télécharge et convertit certaines vidéos en streaming. Certains sont dédiés à la protection de l’anonymat sur le Web, comme Ghostery, d’autres permettent de modifier l’apparence du navigateur ou d’y intégrer des outils, comme un traducteur disponible à tout moment. Depuis leur lancement, près de 4 milliards d’extensions Firefox ont été téléchargées à travers le monde. Mozilla a étendu l’utilisation des extensions sur Thunderbird, son service de messagerie.

Seules les WebExtensions seront maintenues sur le navigateur

Depuis la version 48 du navigateur, Firefox amorce une transition vers les WebExtensions. Cette nouvelle API utilise une architecture plus ouverte et plus récente, utilisant la combinaison HTML/CSS/ JS. Si la technologie utilisée jusque là comportait de nombreux atouts, notamment sa légèreté et sa facilité de déploiement, la qualité des extensions produites était difficilement contrôlable, ce qui posait problème au niveau de leur sécurité. L’API WebExtension devrait améliorer la stabilité et les performances des modules additionnels. Attendue pour novembre, la version 57 du navigateur comportera une architecture nouvelle, qui rendra compatible sur Firefox certaines extensions Chrome ou Opera. La tendance est à l’interopérabilité des extensions entre les différents navigateurs web. Si les WebExtensions commencent à être intégrées par Microsoft Edge, Apple risque d’être plus difficile à convaincre.