Les contenus vidéo ont de plus en plus la côte sur le Web

La technologie streaming a rendu possible la lecture de vidéos en continu sur Internet. Aujourd’hui, la vidéo est reine parmi les contenus web : une étude récente annonce que les vidéos représenteront 75 % du trafic mobile en 2020. Les géants du Web en sont conscients : Google rachète la plate-forme de vidéos en streaming YouTube dès 2006 ; en 2015, Facebook Live fait son apparition, proposant à ses utilisateurs de diffuser leur contenu vidéo en direct sur le réseau social. Les services de vidéo à la demande ne cessent de se multiplier. Même les studios Disney souhaitent lancer leur propre service de streaming. Les agences de webmarketing annoncent 45 % d’amélioration du taux de conversion sur un site ayant intégré des contenus vidéo. Mais comment fonctionne cette technologie qui a complètement bouleversé le visage du Web ?

La technologie streaming : la lecture en continu, en direct ou en différé

Le streaming (de l’anglais stream, courant ou flux) est un principe de diffusion de flux audio ou vidéo en continu, que ce soit en direct ou en différé. Sa longue histoire débute dès les années 1920 avec Muzak, le premier service de diffusion d’un contenu audio en dehors de la radio. Elle s’est développée dans les années 1990 avec la généralisation des protocoles HTTP et HTML. Microsoft s’y intéresse dès 1995 et des services comme ActiveMovie, Window Media Player et ensuite QuickTime font leur apparition. Les formats RealPlayer et Window Media laisseront plus tard la place aux plates-formes comme Daily Motion ou YouTube. Contrairement au téléchargement, qui nécessite de capturer l’ensemble d’un fichier pour pouvoir le lire, le streaming diffuse le contenu au fur et à mesure de l’arrivée des données. Le stockage s’effectue de manière temporaire sur l’appareil de l’utilisateur. Sur Internet, c’est le navigateur qui se charge de lire le média dans le cas d’une lecture progressive. Depuis ses débuts, la technologie streaming s’est améliorée et les lecteurs s’adaptent désormais à la qualité de la connexion de l’utilisateur : c’est ce que l’on nomme la lecture en continu.